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03 / Le sacrement de mariage face aux mutations socio-culturelles

03 / Le sacrement de mariage face aux mutations socio-culturelles

Dieudonné Adubang’o Ucoun

Pour renouer avec les valeurs négro-africaines

Préface de Bénézet Bujo

2017 396 pages, broché


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49,00 CHF

978-2-8271-1112-1

Le récent Synode des évêques à Rome (2014-2015) a abordé, entre autres, la question de la préparation au mariage. Dans son Exhortation postsynodale Amoris Laetitia (19 mars 2016), le Pape François encourage à son tour la préparation au sacrement du mariage et l‘accompagnement des couples mariés. En milieu africain, cette préparation et cet accompagnement doivent prendre en compte le désir des époux de se marier suivant la tradition. Or, celle-ci diffère de la conception contractuelle et ponctuelle du mariage occidental. En effet, le mariage africain se conclut en général par étapes dont aucune ne peut être laissée de côté, car chacune est la condition préalable pour la suivante et contient pour ainsi dire potentiellement le mariage en son entier.

Le présent ouvrage plaide pour que l’Eglise, dans sa pastorale de préparation à la vie matrimoniale et familiale, s’implique dans toutes les étapes, au lieu d’intervenir uniquement à la fin du processus prévu par la tradition africaine. La pratique actuelle de l’Eglise ne voit le caractère religieux du mariage que dans l’accomplissement des célébrations chrétiennes, alors que les étapes prescrites par la tradition ancestrale sont déjà fondamentalement religieuses. Une observation similaire vaut pour le mariage civil que l’administration moderne impose, car dans la tradition africaine il n’y a pas de dichotomie entre religieux et profane. Ainsi, le fait de soumettre cette tradition  aux prescriptions civiles, en plus des célébrations chrétiennes, donne l’impression aux Africains de se marier trois fois. Or l’alliance matrimoniale africaine n’a pas besoin qu’on y superpose encore d’autres structures. 

C’est pourquoi cet ouvrage dans son originalité renoue avec les valeurs coutumières du mariage. Mieux, c’est en s’intégrant dans toutes les étapes que l’Eglise doit valoriser à la fois la dimension sacramentelle du mariage et sa dimension coutumière traditionnelle. Les deux axes, en effet, ne concernent pas seulement les époux, mais embrassent les deux communautés de ces derniers. Aussi, une telle réalité dans la pastorale du mariage et de la famille mettra mieux en lumière l’idée de l’Eglise-Famille devenue importante pour l’ecclésiologie africaine.